Attention ! Voici les 3 lignes les plus dangereuses de votre futur contrat suisse, et comment les négocier :

1. La clause de bonus floue :
"Le bonus annuel est discrétionnaire et dépend des résultats de l'entreprise et de l'appréciation de la hiérarchie."
Le piège : Vous pouvez toucher 0 CHF même après une année exceptionnelle.
La négociation : Demandez à ajouter : "Le bonus cible est fixé à X% du salaire de base, avec un minimum garanti de Y% en cas d'atteinte des objectifs personnels convenus."

2. La clause de non-concurrence abusive :
"Pendant 12 mois après la fin du contrat, vous vous engagez à ne pas travailler pour une entreprise concurrente en Suisse."
Le piège : Trop large, elle peut vous empêcher de travailler ! En Suisse, elle doit être limitée géographiquement (ex: canton de Genève), dans le temps (6 mois max) et compensée financièrement.
La négociation : Exigez une limitation précise et une compensation (au moins 50% de votre dernier salaire pour la durée).

3. La clause d'heures supplémentaires "incluses" :
"Un forfait d'heures supplémentaires est inclus dans votre salaire."
Le piège : Vous pouvez travailler 60h/semaine sans un centime de plus.
La vérification : Ce forfait est légal seulement pour les cadres supérieurs (généralement salaire > 120'000 CHF/an). Sinon, exigez le décompte et le paiement des heures sup.

Prenez le temps de lire. Consultez un avocat si nécessaire. C'est votre avenir qui est en jeu.